19/04/2017 | Trucs & astuces

Avoir un chat quand on est allergique : nos conseils

Avoir un chat quand on est allergique : nos conseils


Nez qui coule, yeux qui piquent, éternuements ou démangeaisons : si ces symptômes apparaissent à chaque fois que vous êtes en présence d’un félin (ou d’un environnement où vit l’un d’eux) vous savez depuis longtemps que vous êtes allergique aux chats. Dans l’idéal, l’adoption de cet animal vous est donc plutôt déconseillée. Oui mais... peut-être que votre moitié, vos enfants ou vous même rêvez depuis longtemps d’avoir un chat. Pour vous aider à faire le meilleur choix, voici un résumé des principaux éléments à connaître.

Déterminer les causes de l’allergie au chat

Malheureusement pour nos amis les matous, ceux-ci sont responsables de la majorité des allergies aux animaux. Si l’on met généralement en cause les poils de chat, ceux-ci ne sont en réalité pas directement responsables des réactions allergiques. La coupable est le plus souvent une protéine : la Fel d 1, présente notamment dans la salive des félins, qui se retrouve déposée sur leur pelage quand ceux-ci font leur toilette.

Si vous envisagez d’adopter un chat et que vous pensez être allergique, veillez d’abord à passer un test chez un allergologue afin de vérifier que vous êtes effectivement sensible à cette protéine. Car ce n’est pas toujours le cas. Si la Fel d 1 est responsable plus de 80 % des allergies aux félins, d’autres protéines sécrétées par les chats sont aussi potentiellement allergènes. Enfin, parfois, c’est le pollen ou les acariens transportés dans leur pelage qui peuvent poser problème.
chat se lavant

Se montrer prudent avant d’adopter un chat

Après avoir obtenu un diagnostic de la nature et du degré de votre allergie aux chats, vous pourrez peut-être envisager l’étape suivante : choisir un chat à adopter. Vous le savez sans doute, certaines races de chats, comme le Sibérien, le Sphynx, le Korat, le Devon Rex ou le Balinais, sont réputés être « hypoallergéniques ». Il s’agit en fait de chats qui perdent peu de poils et /ou qui produisent naturellement moins de protéine Fel d 1 que les autres races de chats. Autre chose à savoir : la protéine allergisante est moins produites chez les chats femelles ou les chats castrés.

Opter pour une race de chat réputée moins « allergisante » peut être une bonne option, mais ce n’est pas suffisant. En effet, le potentiel allergique peut varier grandement, même au sein d’une même race, d’un individu à l’autre. Le plus prudent est de demander à passer du temps avec le chat que vous envisagez d’adopter afin de déterminer si vous pouvez être « compatibles ». Et si vous ne faites pas de réaction trop violente, vous pourrez éventuellement envisager de sauter le pas...
chat race sphynx

Vivre avec un chat quand on est allergique

Côtoyer un chat au quotidien permet assez souvent au corps de s’habituer progressivement et de se désensibiliser. Néanmoins, ce n’est pas systématique et ne supprime pas l’allergie aux autres chats. Dans tous les cas, si vous adoptez un chat un minimum de réflexes s’imposent afin de diminuer au maximum la présence d’allergènes dans votre environnement.

Il vous faudra d’abord faire la chasse aux poils de chat : en passant régulièrement l’aspirateur (avec si possible un appareil doté d’un filtre spécial) et en brossant régulièrement votre chat (dans l’idéal, demandez à une personne non allergique de le faire pour vous à l’extérieur de la maison). La litière du chat étant aussi porteuse de substances allergènes, il vaut mieux opter pour un modèle fermé et demander là aussi à quelqu’un d’autre de la changer régulièrement. Enfin, il sera nécessaire d’interdire à votre chat l’accès à votre chambre et d’aérer votre logement au moins 10 minutes tous les jours.
chat allergie

Bref, vous l’aurez compris : adopter un chat quand on est allergique est possible, mais n’est pas une décision pouvant  être prise à la légère. Notre dernier conseil : assurez-vous, avant même l’adoption du chat, qu’il existera pour lui une autre solution d’accueil (auprès de votre famille ou d’amis par exemple) dans le cas où votre cohabitation s’avérerait impossible.

Car si tout peut très bien se passer, il faut aussi envisager d’être éventuellement obligé de vous séparer de votre félin si l’allergie en venait à trop dégrader votre qualité de vie. C’est là le pire des scénarios et soyez quand même rassuré : nombreuses sont les personnes allergiques qui s’accommodent  très bien de vivre avec un (et même plusieurs !) chats.